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Boule & Bill répondent à Marine le Pen .

Le 5 mars 2014, 18:09 dans Humeurs 0

 

Politique - le 5 Mars 2014

 

Boule & Bill répondent à Marine le Pen

 

 

"United Colors of Boule & Bill", c'est le titre de ce dessin extrait d'un album de Boule & Bill que les éditions Dargaud ont posté sur Twitter parce qu'ils n'ont pas apprécié que la présidente du FN se serve de ses héros de bande dessinée pour alimenter ses critiques contre la dernière chanson de Yannick Noah, Ma colère, qui s'en prend ouvertement à son parti.

"Philippe Ostermann, le directeur général délégué de Dargaud, a décidé de réagir, après réflexion en interne. On n'aime pas l'idée d'être associés à des propos politiques en général. Boule et Bill est basé sur des valeurs d'amour, de fraternité et d'amitié entre un petit garçon et son chien. On avait envie de réagir, en étant sobre et sans polémique avec ce joli dessin contre le racisme et pour la diversité", a expliqué  Delphine Bonardi, chef de projet internet des éditions Dargaud, responsable du compte Twitter.

Hier, Marine Le Pen, a déclaré trouver "indigente" une chanson de Yannick Noah sortie mardi, Ma colère, dans laquelle l'ex-tennisman s'en prend à son parti. "Je trouve que les paroles sont assez mauvaises. Quant à la musique d'ascenseur sur laquelle on l'a collée, je ne suis pas sûr que ça fasse beaucoup de ventes", a déclaré la présidente de Front national, interrogée sur le sujet en marge d'un déplacement à Angers. Pour Marine Le Pen, « le système essaye de remettre en place les vieilles techniques contre le Front national des années 80. M. Noah est un peu vieux pour jouer à ça ». « Donc je ne sais pas, c'est quoi la prochaine étape ? La sortie d'un album Boule et Bill s'engagent contre les extrêmes ? Ou, je ne sais pas, Bécassine fait de l'antifascisme ? Tout ça ne m'apparaît pas sérieux », la présidente du FN. Les éditions Dargaud ont répliqué en postant ce dessin extrait du Tome 33 de Boule et Bill par Laurent Veron, titré A l'abordage, et publié en 2011: six chiens de toutes les races y aboient de façons différentes.

Yannick Noah n’est pas le premier artiste français à s’attaquer dans une chanson au Front national :

  • Noir désir dans Un jour en France en 1997 :


  • Les Beruriers noirs dans Porcherie en 1989 :

  • No One is Innocent dans Où étions nous en 2004 :


Humanité.fr

L'éditorial : "Ce que femme vit" .

Le 5 mars 2014, 11:37 dans Humeurs 0

Marche des femmes contre l'austérité le 9 juin 2013 à Paris

Société - le 5 Mars 2014

 

L'éditorial : "Ce que femme vit"

 

 

Editorial de Jean-Emmanuel Ducoin. "Ce qui dévaste tout depuis quelques années porte un nom, l’austérité. Un poison qui mine tout le corps social et dont les femmes sont les principales victimes. Chômage, précarité à l’embauche, multiplication des formes « atypiques » d’emploi, pauvreté, inégalités salariales, etc."

Phares et balises semblent parfois manquer si cruellement au citoyen moderne parcourant la société en solitaire qu’il finit par ne plus voir ce qu’il a sous les yeux, ou alors sans références ni repères, comme une faute irrémissible. Le citoyen en question devrait néanmoins se poser une question simple : comment doit-on nommer un moment de l’histoire d’un pays où le sort des femmes, après 
avoir lentement mais réellement progressé durant 
des décennies, subit une forte stagnation pour ne pas 
dire plus ? La réponse s’impose : nous vivons un moment de régression, d’involution même, et devoir écrire ces mots donne autant le vertige qu’un goût de révolte.

Une statistique, qui n’est toutefois que la partie visible de l’iceberg, continue de nous hanter. Au travail, les femmes sont toujours victimes d’un « plafond de verre », pour reprendre la novlangue habituelle, et gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes. « De quoi souffres-tu ? » demandait René Char, avant d’assigner le monde : « De l’irréel intact dans le réel dévasté. » Et ce qui dévaste tout depuis quelques années porte un nom, l’austérité. Un poison qui mine tout le corps social et dont les femmes sont les principales victimes. Chômage, précarité à l’embauche, multiplication des formes « atypiques » d’emploi, pauvreté, inégalités salariales, etc. Selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental (Cese), « l’essentiel de 
la hausse de l’emploi des femmes » durant les trente dernières années « est dû à 
celle de l’emploi à temps partiel ». Les chiffres expriment 
la vraie vie et les difficultés qui en découlent : plus 
de 30 % des femmes salariées travaillent à temps partiel, seuls 6 % des hommes sont dans cette situation. Entre 1980 et 2010, la part des femmes qui travaillent à temps partiel a doublé, passant de 15 % à plus de 30 % !

Les politiques d’austérité généralisée, 
qui, dans toute l’Europe, consistent à atomiser les « conquis » sociaux, les services publics et les systèmes de protection sociale de la santé ou de la petite enfance, ne visent qu’au morcellement du marché du travail, adaptable à l’économie libérale, jusqu’à transformer l’emploi et les salaires en variable d’ajustement. Le but ? Une main-d’œuvre corvéable et soumise. Peu importe 
s’il s’agit de femmes, déjà frappées de toutes les inégalités. Car au foyer ce n’est pas mieux ! Malgré l’arrivée massive des femmes au travail à partir des années 1960, 
synonyme d’émancipation, le partage des tâches domestiques, assumées à 80 % par les femmes, reste totalement inégalitaire au sein du couple. Messieurs, 
lisez ceci : une femme vivant en couple et mère d’un 
ou plusieurs enfants réalise trente-quatre heures de travail domestique hebdomadaire, soit l’équivalent d’un temps de travail rémunéré moyen d’un homme… Enlevez 
donc les femmes de la vie sociale, des quartiers populaires par exemple, là où se trouve le cœur vivant de la société française, et vous assisterez à la fin immédiate 
d’une certaine idée de l’humanité et de la solidarité 
au jour le jour.

Quand les lois du marché et de l’exploitation ordinaire succèdent à celles de l’histoire, les fonds 
de pension au commissariat au Plan, et que triomphent compétitivité, concurrence, rentabilité et profit, rajouter l’« égalité », même pour les femmes, tient encore 
de la provocation. Un sondage récent nous informe 
qu’un Français sur quatre pense qu’il faut « privilégier l’emploi masculin en temps de crise ». Pas de doute, 
la révolution reste à faire.

Lire aussi :

Jean-Emmanuel Ducoin

«La France n'est pas laïque par essence» .

Le 3 mars 2014, 10:59 dans Humeurs 0

A Pizza Hut-Créteil, l'homophobie... >>

28 février 2014                      
«La France n'est pas laïque par essence»

Historien, sociologue et spécialiste des religions, Jean Baubérot interroge dans son livre «Une si vive révolte» (1) les enjeux tantôt conflictuels, tantôt pacifiés des rapports entre politique et fait religieux. Il plaide notamment pour une «laïcité calme» fondée sur la relance, par l’Etat, d’une dynamique séparatiste, veillant à la préservation de la pluralité culturelle.

Quelle est votre définition de la laïcité ?

Jean Baubérot. La laïcité, c’est la liberté imposée aux religions et non la répression des religions. La neutralité et la séparation sont des moyens. Le but, c’est la liberté de conscience. La finalité de la laïcité vise la non-discrimination pour raison de religion mais cela concerne aussi les homosexuels qui veulent se marier et les citoyens qui veulent mourir dans la dignité. C’est un combat pour la liberté de conscience analogue aux libres penseurs qui voulaient mourir sans recevoir les saints sacrements. La non-discrimination doit profiter à tout le monde.

Pour autant, la laïcité s’interprète différemment selon les formations politiques mais aussi selon les époques...

Jean Baubérot. Par rapport à loi de séparation de 1905, il me semble qu’il y a aujourd’hui moins de séparation et trop de neutralité. Sous Sarkozy, il n’y a eu que fort peu de séparation avec son discours du Latran sur l’identité catholique de la France. Il y avait un aspect anti-immigré et anti-musulman très net. C’était une captation de la laïcité au profit d’un discours de droite dure qui a donné un boulevard à l’extrême-droite. Hollande a remis de la séparation avec le droit au mariage pour les personnes de même sexe car la loi civile n’a pas à obéir aux normes des religions. La laïcité leur impose la liberté. Ce qu’a refusé le catholicisme officiel qui s’est battu contre le divorce au XIXème siècle, contre la loi sur l’avortement au XXème siècle, contre le mariage homosexuel, au XXIème siècle et demain contre la loi sur la fin de vie. Mais, à mon sens, cette relance de la dynamique séparatiste reste trop limitée.

Cela va-t-il à l’encontre de l’idée d’une France laïque par essence ?

Jean Baubérot. Oui, complètement. La France croit être laïque par essence et se dédouane ainsi d’une réflexion sérieuse sur la laïcité. Les « Français de souche » seraient laïcs par naissance, comme une sorte de privilège et les immigrés auraient un examen de passage à accomplir... Une atmosphère décliniste ressasse une prétendue grandeur passée de la France et fait de la laïcité une exception française. Or c’est de cette exaltation nationaliste que Marine Le Pen se nourrit.

En tant qu’historien des religions, vous expliquez que le régime de l’Edit de Nantes est un point de repère essentiel. Pourquoi ?

Jean Baubérot. Les catholiques étaient frustrés parce que le catholicisme n’était plus la seule religion. Les protestants l’étaient aussi parce qu’ils avaient des limitations. Cette frustration permettait le vivre-ensemble. Si un groupe n’est pas frustré, c’est qu’il domine totalement les autres. Il faut donc un équilibre pour que les relations sociales soient pacifiées. La référence aux protestants, comme groupe minoritaire, me permet d’amorcer une réflexion plus générale sur les raisons de la construction idéologique de minorités comme politiquement dangereuses.

Quel fut votre premier contact avec les questions de laïcité ?

Jean Baubérot. Dès mes années lycées, j’ai pris conscience de l’importance de cette question. Précisément avec la loi Debré de 1959, qui a permis aux écoles privées d’être subventionnées et de passer un contrat avec l’Etat. Pour moi, les Eglises ne devaient pas avoir de lien financier ou de pouvoir par rapport à l’Etat. A cette occasion, j’ai écrit un de mes premiers articles. L’autre événement qui m’a profondément marqué concerne la guerre d’Algérie. Je me suis révolté contre cette guerre et j’ai continué, ensuite, d’être contestataire. La France n’a pas encore affronté ce qu’elle a fait en Algérie.

Pourquoi la France a-t-elle tant de blocages sur la guerre d’Algérie ?

Jean Baubérot. L’imaginaire français s’appuie sur le mythe de la France pays des droits de l’homme, sur ce que les Français se racontent à eux-mêmes et aux étrangers. Or, ce qui s’est passé pendant la guerre d’Algérie met à mal ce mythe puisqu’il y a eu de la torture. A l’école, on nous a appris que la France était le second Empire colonial, après l’Empire britannique. En perdant ce statut, la France est devenue une puissance moyenne. C’est une blessure narcissique qui n’a pas été pansée... Le paradoxe d’une France, démocrate à l’intérieur et impérialiste à l’extérieur, n’a jamais été affronté, c’est toujours un impensé.

Vous insistez dans votre livre sur la notion de citoyen abstrait. De quoi s’agit-il ?

Jean Baubérot. Cette notion a été mise au goût du jour par le bicentenaire de la Révolution française. Le citoyen abstrait est une notion qui a pour objectif de donner les mêmes droits à tous quel que soit l’âge, le sexe, la couleur de peau, l’origine culturelle et ethnique. C’est un apport formidable. Sauf que, dès le départ, la Révolution française a triché avec l’idée du citoyen abstrait. Deux exemples le prouvent. Le premier : quand Olympe de Gouges a écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a été guillotinée. Le second : lorsque les gens prêtaient serment à la Constitution, ils le faisaient individuellement, sauf les juifs à qui on a fait prêter serment de manière communautaire. On a donc procédé à un traitement différent.

Alors, le citoyen abstrait est une vue de l’esprit ?

Jean Baubérot. Non mais on ne peut pas se contenter de la notion de citoyen abstrait. Cela cache des angles morts. Au lieu de regarder les problèmes réels de discrimination, la notion de citoyen abstrait permet à certains de se dédouaner. La France a du faire des lois sur la parité pour que les droits des femmes progressent et faire changer les mentalités. Mais elle a toujours des difficultés à lutter contre les discriminations. Par exemple, 46 % des femmes musulmanes sont au chômage. C’est plus élevé, à milieu social égal, que pour les autres femmes. Et on veut leur interdire l’accès à des métiers parce qu’elles portent un foulard ! Même si on est énervé par le foulard, je trouve cette mise à l’écart très contre-productive, car le travail rend les femmes autonomes.

Que faudrait-il faire pour introduire plus de séparation ?

Jean Baubérot. Il existe beaucoup d’exemples. Il faudrait s’attaquer au Concordat qui existe en Alsace-Moselle. C’est un régime antérieur à 1905. Voilà un siècle que cette région est redevenue française et il y a encore des cours confessionnels de religion desquels on peut être dispensé avec un accord des parents. Les pasteurs, rabbins et curés sont payés par nos impôts et même si cela ne représente pas une grande somme, c’est une affaire de principe et de liberté de conscience. Par ailleurs, il y a une conception faussée de la neutralité. En 1905, les républicains ont instauré la neutralité de la puissance publique. Par contre, l’interdiction du port de la soutane dans l’espace public a été refusée et on a étendu la liberté de faire des processions interminables sur la voie publique. En fait, la religion a été plus libre après la séparation qu’avant. Les évêques devenaient libres de prendre des positions publiques, à condition de ne pas prétendre que les lois sont illégitimes. Pendant les années 50, deux députés, le chanoine Kir et l’abbé Pierre se rendaient en soutane à l’Assemblée nationale. On ne se focalisait pas sur le vêtement mais sur le comportement.

Cela serait impossible aujourd’hui...

Jean Baubérot. Oui, aujourd’hui, on voudrait que l’espace public soit religieusement neutre. Mais l’espace public est un espace de pluralité, de discussion et de confrontation positive de la société civile. L’espace public n’a pas à être neutralisé. Notre laïcité n’est pas assez séparatiste et donne une fausse interprétation de la neutralité quand certains veulent l’étendre à certains secteurs de l’espace public et aux entreprises privées.

Vous analysez l’année 2004 comme un basculement, et même un raidissement sur les rapports entre politique et religion. Pourquoi ?

Jean Baubérot. Il faut remonter à 1989, quand le Conseil d’Etat a dit que les élèves pouvaient porter des signes religieux à condition de ne pas perturber le déroulement de la classe ou faire du prosélytisme à l’école. Mais l’Education nationale n’a pas su appliquer cette décision. Elle a donné de mauvaises directives aux professeurs, quitte à les mettre dans une position très difficile. La circulaire Bayrou les a poussés à interdire même le foulard discret, ça s’est fini au tribunal administratif qui, souvent, a ordonné le retour des jeunes-filles en classe. Ce fut un choc pour l’école car les enseignants perdaient la face. Cette période est marquée par la guerre civile en Algérie, qui a contribué à politiser la question du foulard. Enfin, il y a eu le 11 septembre 2001 et le second tour avec Le Pen en 2002... Chirac a cependant créé la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations, mais Sarkozy l’a supprimée et a fait de la laïcité une valeur réactionnaire. Le Haut Conseil à l’Intégration, confié à des personnalités peu progressistes, a donné des Avis sur la laïcité alors que la laïcité concerne chacun d’entre nous et qu’elle ne se réduit pas à l’intégration.

Avec d’autres universitaires, vous avez rédigé une déclaration universelle de la laïcité en 2005. Elle a eu un écho limité. Pourtant, elle clarifie la place de l’Etat dans sa gestion des questions religieuses...

Jean Baubérot. Nous avons mis deux ans à rédiger un document signé par 250 universitaires de 30 pays. Diffusé dans plusieurs continents, il a eu un certain succès mais a été largement ignoré par les politiques. Nous avons distingué trois piliers sur lesquels la laïcité se fonde : l’indépendance de l’Etat à l’égard des religions et convictions ; la liberté de conscience et la non-discrimination pour raison de religion. Dans toute démocratie, il y a des éléments de laïcité mais la laïcité absolue n’existe pas, donc on casse l’idée que certains pays sont entièrement laïques et d’autres pays démocratiques pas du tout. La laïcité est en quelque sorte un idéal vers lequel on doit tendre. Notre Déclaration affirme le droit au blasphème et la nécessité d’accommodements raisonnables. « Raisonnables » car on ne peut pas dérégler une institution par des revendications religieuses. Par exemple, à la cantine scolaire, proposer un repas sans viande est un accommodement raisonnable. Il faut sortir de la logique du tout ou rien et apprendre à gérer la pluralité culturelle.

Cette idée de pluralité culturelle va à l’encontre du fameux choc des civilisations entre l’Occident et le monde arabe...

Jean Baubérot. La vision guerrière du choc des civilisations permet de rejeter dans l’impensé les problèmes sociaux, puisque c’est l’appartenance civilisationnelle qui devient le seul critère d’analyse. Certes, certains avaient lu Marx de façon dogmatique, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, il est urgent d’actualiser les analyses de Marx et de redonner toute son importance à la stratification sociale. On ne peut mettre dans le même sac des potentats d’Arabie Saoudite et des travailleurs qui sont musulmans ! Et pour ma part, je considère que je n’ai pas les mêmes valeurs que celles et ceux qui ont pris leur parti d’inégalités outrancières et de discriminations. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre qui veut poser la question : comment se situer face à une société qui est, certes, démocratique (ce qui est fort précieux) mais aussi fondamentalement injuste ?

Pensez-vous que la France parvienne à pacifier ses rapports conflictuels avec la religion ?

Jean Baubérot. Mais heureusement, à côté de quelques « affaires » montée en neige par certains médias et de demandes outrancières d’une sorte d’absolutisation de la laïcité, il existe déjà une laïcité calme, qui ne fait pas l’actualité, précisément parce qu’elle fonctionne de façon sereine. L’actualité médiatique n’est pas toute la réalité, loin de là. Par rapport au tout début du XXe siècle, la laïcité a permis de pacifier, pour l’essentiel. La preuve : plusieurs articles de la loi de 1905 prévoyant la pénalisation de délits contre la liberté de conscience sont restés lettre morte, car la culture laïque de l’immense majorité des Français de toutes convictions a rendu inutile leur application.

Entretien réalisé par Ixchel Delaporte

(1) «Une si vive révolte» de Jean Baubérot, éditions de l’Atelier, 2014.

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